Dans le cadre des activités de la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne (SENAFET) 2026, les femmes de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) ont organisé, le 5 mars 2026, une causerie-débat au siège de l’institution autour du thème : « Contribution des femmes pour la paix et la justice au Tchad ».
Cette rencontre d’échanges et de réflexion a été animée par Dr Lambatim Nadjilengar Hélène, Commissaire à la CNDH et présidente de la sous-commission Prévention de la Torture et Autres formes de traitement Inhumains et Degradant. Elle a réuni plusieurs participantes venues réfléchir au rôle des femmes dans la consolidation de la paix et la promotion de la justice au Tchad.
« Il n’y a pas de paix sans les femmes »
Dans son mot de bienvenue, la présidente du comité d’organisation, la commissaire Djinguimaye Morémbaye Rose, a souligné l’importance de la participation des femmes dans les processus de paix.
Selon elle, la paix durable ne peut être envisagée sans l’implication active des femmes, qui doivent prendre toute leur place dans les mécanismes de prévention et de gestion des conflits.
Une approche participative pour comprendre les conflits
Dans sa présentation, Dr Lambatim Hélène a adopté une méthodologie participative, en invitant les participantes à analyser et interpréter différentes images illustrant des situations de tension ou de conflit.
Cette démarche visait à amener l’assistance à mieux percevoir les causes profondes des conflits, mais aussi à réfléchir aux mécanismes de prévention et de résolution.
La conférencière a rappelé que dans les discours politiques, des notions comme « cohésion sociale », « vivre-ensemble », « cohabitation pacifique » ou encore « unité nationale » sont régulièrement évoquées. Toutefois, elle s’est interrogée sur la place réelle et la contribution concrète des femmes tchadiennes dans la construction d’une paix qu’elle qualifie encore de précaire.
Le rôle des femmes dans la prévention des conflits
Les échanges ont permis de mettre en évidence les différents niveaux où les femmes peuvent intervenir dans la prévention et la gestion des conflits : au niveau individuel, familial, communautaire, institutionnel et étatique.
Cependant, plusieurs obstacles continuent de limiter leur participation active. Parmi ces difficultés figurent les préjugés sociaux, le complexe de supériorité et certaines croyances religieuses, qui freinent encore l’implication des femmes dans les processus de prise de décision.
Renforcer le leadership féminin pour faire entendre la voix des femmes
Face à ces défis, Dr Lambatim Hélène a exhorté les femmes à se valoriser davantage et à développer leur leadership, afin de mieux faire entendre leur voix dans les espaces de dialogue et de décision.
Elle a également suggéré de repenser l’organisation des activités de la SENAFET dans les institutions et ministères, en privilégiant des cadres de réflexion communs réunissant les femmes de différentes organisations autour d’un même thème assorti de recommandations concrètes.
Selon elle, une telle dynamique collective per
