Koundoul, les rideaux sont désormais tirés sur les travaux de l’atelier de réforme stratégique de la Loi n°28/PR/2018 et de validation du rapport alternatif sur la lutte contre la torture. Pendant quatre jours, acteurs institutionnels et partenaires techniques ont conjugué leurs efforts pour renforcer le cadre juridique et opérationnel des droits de l’Homme au Tchad.

 

Durant ces assises, les participants ont procédé à une révision approfondie de la Loi n°28/PR/2018, dont certaines dispositions présentaient des insuffisances. Les échanges ont permis d’apporter des ajustements significatifs, notamment en ce qui concerne certains articles clés et le mandat des Commissaires, désormais fixé à quatre ans. Cette évolution constitue une avancée notable vers la conformité aux standards internationaux, en particulier aux exigences du statut « A » de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’Homme.

 

Dans le même élan, les Commissaires et cadres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) ont examiné avec rigueur le rapport alternatif relatif au suivi des recommandations sur la mise en œuvre de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Ce document met en lumière les efforts déployés par les autorités tchadiennes, tout en soulignant les défis persistants qui nécessitent une attention soutenue.

 

À l’issue des travaux, le Président de la CNDH, Monsieur Belngar Larmé Jacques, a salué l’engagement et la qualité des contributions des participants. Il a souligné que les conclusions de cet atelier marquent une étape déterminante dans le processus de réforme institutionnelle et de consolidation de l’État de droit au Tchad. Tout en exprimant sa reconnaissance à l’endroit des partenaires et acteurs impliqués, il a insisté sur la nécessité de prendre en compte, dans les meilleurs délais, les observations formulées afin de renforcer durablement la promotion et la protection des droits fondamentaux.