La mise en œuvre du Projet d’Appui au Parlement et aux Processus Électoraux (PAPPE), financé par l’Union européenne, était au cœur d’une mission de suivi conduite ce lundi 16 février 2026 par le Directeur général des Organisations non gouvernementales de développement, Raï Narebaye, auprès de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).
Évaluer, mesurer, consolider
L’objectif de la mission est clair : s’assurer de l’effectivité des activités menées par la CNDH dans le cadre du PAPPE et apprécier l’impact du partenariat avec ECES.
Pendant près de deux heures, les membres de la délégation, composée des services techniques nationaux concernés, et les responsables de la CNDH ont passé en revue les actions réalisées dans le cadre du partenariat ECES–CNDH, les missions de monitoring des lieux de détention et de privation de liberté à travers le territoire national, les perspectives de pérennisation des acquis du projet, ainsi que les activités conjointement menées, notamment la journée d’information organisée à l’intention des membres du Gouvernement.
Des constats de terrain sans détour
Les Commissaires et le point focal du projet ont salué la qualité du partenariat avec ECES, soulignant que les visites effectuées dans les prisons du pays ont permis d’observer directement les réalités du terrain.
Ces missions ont mis en lumière des violations des droits de l’Homme et des conditions de détention parfois préoccupantes. Certaines infrastructures pénitentiaires restent en deçà des normes internationales, ont-ils relevé, insistant sur la nécessité de poursuivre les efforts de réforme et d’amélioration.
Modernisation et transparence
La mission a également pris connaissance des outils de communication développés par la CNDH, notamment son site internet et son formulaire en ligne, ainsi que sa page Facebook. Ces instruments traduisent une volonté d’ouverture, de transparence et de proximité avec les citoyens.
Vers une reconduction du projet ?
Si des avancées significatives ont été constatées, quelques difficultés ont été évoquées afin d’améliorer la mise en œuvre future des activités.
Au titre des recommandations, la CNDH a exprimé le souhait de voir le PAPPE reconduit. L’objectif : renforcer durablement le monitoring des lieux de détention, consolider la promotion des libertés fondamentales et inscrire les acquis du projet dans la durée.
Cette mission de suivi confirme ainsi la dynamique engagée pour faire du respect des droits de l’Homme un pilier essentiel du renforcement institutionnel et démocratique au Tchad.
