La délégation de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) du Tchad, conduite par son Président Belngar Larmé Jacques a présenté, ce 3 mars 2026, au Palais Wilson à Genève, son premier rapport alternatif aux membres du Groupe de travail du Comité des droits de l’Homme. Cette présentation intervient dans le cadre de la 145ème session du Comité des droits de l’homme des Nations unies.
Ce rapport alternatif le premier du genre présenté par la CNDH a trait à la mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par le Tchad le 9 juin 1995.
Il intervient en réponse au questionnaire adressé par le Comité des droits de l’Homme à la suite de la soumission du troisième rapport périodique du Gouvernement tchadien, conformément aux dispositions de l’article 40 du Pacte.
Dans sa déclaration liminaire, le Président de la CNDH a présenté une synthèse des principales observations et recommandations formulées dans ce document. Cette intervention a ouvert la voie à un échange approfondi avec les experts du Groupe de travail.
Les discussions ont, entre autres, porté sur les restrictions des libertés publiques et de l’espace civique, les conditions de détention, les conflits entre éleveurs et agriculteurs et sur les tensions intercommunautaires et foncières.
Les experts se sont également intéressés à l’afflux massif et continu de réfugiés soudanais, à la problématique des mutilations génitales féminines (MGF), ainsi qu’au suivi des recommandations relatives à la mort de 44 présumés éléments de Boko Haram, survenue en avril 2020 à la Légion n°10 de la gendarmerie de N’Djamena.
Les échanges se sont aussi focalisés sur le rapport de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) relatif aux événements du 20 octobre 2022,
Face aux interrogations des experts, la délégation de la CNDH a apporté des éléments de réponse détaillés, mettant en lumière les actions entreprises par l’institution, les efforts engagés par les autorités tchadiennes, mais également les défis et contraintes qui persistent dans la mise en œuvre effective des dispositions du Pacte.
Il convient de rappeler que le Comité des droits de l’homme des Nations unies est composé d’experts indépendants chargés de surveiller l’application du Pacte par les États parties.
Sa mission consiste notamment à promouvoir l’effectivité des droits civils et politiques, à encourager les réformes nécessaires dans les législations nationales et à veiller à ce que ces droits soient exercés pleinement et sans discrimination par tous.
