Les anciens employés de l’ex-SNE, devenus TchadElec, sollicitent l’intervention de la Commission Nationale des Droits de l’Homme pour faire valoir leurs droits. Reçus ce vendredi par le président de la CNDH, ils dénoncent un licenciement qu’ils jugent injustifié et espèrent une issue conforme aux principes de droit et de justice sociale.
La CNDH a l’écoute des anciens employés
La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a reçu, ce vendredi, une délégation de vingt anciens agents de l’ex-Société Nationale d’Électricité (SNE), aujourd’hui TchadElec. Licenciés depuis vingt et un mois, ces travailleurs sont venus solliciter l’accompagnement de l’institution afin de faire reconnaître leurs droits, qu’ils estiment avoir été violés.
Au cours de cette audience, le président de la CNDH, Belngar Larmé Jacques, a prêté une oreille attentive aux préoccupations exprimées par ses visiteurs, réaffirmant la mission de la Commission de promouvoir et de protéger les droits fondamentaux de tous les citoyens.
Des démarches infructueuses aupres de leur emplyeur
Selon Ibrahim Hamadou, porte-parole de la délégation, les vingt anciens employés ont multiplié, depuis leur licenciement, les démarches administratives auprès des responsables de TchadElec afin d’obtenir leur réintégration ou, à défaut, une prise en charge conforme aux dispositions légales en vigueur.
Cependant, ces différentes initiatives n’ont pas abouti. Face à cette impasse, ils ont choisi de saisir la CNDH, convaincus que l’institution peut contribuer à la recherche d’une solution fondée sur le respect des droits humains et des principes de justice sociale.
Une controverse autour de l’authanticité des diplomes
D’après les explications fournies par les requérants, la direction de TchadElec justifie leur licenciement par la présumée détention de faux diplômes.
Les anciens agents contestent fermement cette accusation. Ils soutiennent que leurs diplômes ont été authentifiés par l’Office national des examens et concours du supérieur (ONECS), estimant que cette certification constitue un élément déterminant dans l’appréciation de leur dossier.
Le droit au travail et le respect des garanties légales en question
Au-delà du litige administratif, cette affaire soulève plusieurs enjeux liés aux droits économiques et sociaux, notamment le droit au travail, le droit à une procédure équitable, le droit à la défense et le droit à un recours effectif.
En matière de droits humains, toute mesure de licenciement doit reposer sur des éléments objectifs, respecter les dispositions prévues par la législation nationale et offrir aux personnes concernées la possibilité de présenter leurs arguments dans un cadre transparent et impartial.
Le dialogue, la recherche de la vérité et le respect des procédures légales demeurent essentiels pour préserver la confiance entre employeurs et travailleurs et garantir un climat social apaisé.
La CNDH promet d’examiner le dossier
À l’issue des échanges, le président de la CNDH, Belngar Larmé Jacques, a indiqué avoir pris acte des doléances formulées par les anciens agents.
Tout en rappelant que la Commission agit dans le strict cadre de son mandat, il a assuré que le dossier sera examiné avec toute l’attention requise et que les démarches nécessaires pourront être entreprises auprès des autorités compétentes afin de favoriser une solution conforme au droit, à l’équité et aux principes des droits de l’homme.
Une engagement renouvelé en faveur de la justice sociale
À travers cette audience, la Commission Nationale des Droits de l’Homme réaffirme son rôle d’institution d’écoute, de médiation et de veille pour la protection des droits fondamentaux. Elle encourage le règlement pacifique des différends sociaux dans le respect de la dignité humaine, de la légalité et de l’État de droit.
Cette démarche rappelle l’importance d’un dialogue constructif entre les institutions, les employeurs et les travailleurs, afin de promouvoir un environnement professionnel fondé sur la justice, la transparence et le respect des droits de chacun.
