Dans le cadre de son mandat de promotion, de protection des droits humains et de prévention des tensions communautaires, le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), M. Belngar Larmé Jacques, a reçu en audience, mercredi 8 juillet 2026, une délégation des cadres de la province du Wadi-Fira venue échanger sur la situation des compatriotes de la Communauté Haddad de Tiné et Iriba ayant trouvé refuge au Soudan à la suite du conflit intercommunautaire survenu en février 2020.

Une rencontre consacrée a la recherche d’une solution durable

La délégation était conduite par le député de la province du Wadi-Fira, Dr Haroun Badawi Mahamat, accompagné de plusieurs personnalités, notamment le Rapporteur général de la Communauté Zaghawa et Conseiller spécial du Président de la République, M. Kounou Djimet, le Général Dr Youssouf Ahmat Tyera, Conseiller spécial du Président de la République, ainsi que M. Issa Youssouf Sinine, représentant et fils du Président de la communauté Haddad.

Durant plus de deux heures d’échanges, les discussions ont porté essentiellement sur les conditions du retour des membres de la communauté minoritaire déplacés au Soudan, ainsi que sur les perspectives permettant de garantir un retour sécurisé, volontaire et durable, dans un esprit de paix et de cohésion sociale.

 

La CNDH engagée pour la protection des droits et la consolidation de la paix 

Les échanges ont permis de faire un état des lieux de ce dossier qui demeure une préoccupation importante pour la CNDH, au regard des enjeux humains, sociaux et sécuritaires qu’il soulève.

Prenant la parole, Dr Haroun Badawi Mahamat, député de la province du Wadi-Fira, a salué l’engagement constant de la CNDH en faveur de la défense des droits des compatriotes concernés. Il a également sollicité l’accompagnement de l’Institution afin de contribuer à faciliter leur retour dans les meilleurs délais et dans un environnement propice à une réconciliation durable entre les communautés.

Un engagement renouvelé en faveur d’un règlement pacifique

Très attentif aux préoccupations exprimées, le Président de la CNDH, M. Belngar Larmé Jacques, a réaffirmé la disponibilité et l’engagement de l’Institution à poursuivre ses efforts dans le cadre de son mandat.

Il a rassuré ses interlocuteurs quant à la détermination de la CNDH à contribuer à la recherche d’une solution juste et durable, fondée sur le respect des droits fondamentaux, la dignité des personnes affectées et la promotion d’une cohabitation pacifique entre les différentes communautés.

« La CNDH demeure pleinement engagée à accomplir la mission qui lui est confiée afin de contribuer à une solution durable permettant aux victimes de retrouver leurs lieux d’habitation dans un climat de paix, de sécurité et de fraternité », a déclaré le Président de la CNDH.

Une mobilisation institutionnelle autour du dossier

L’audience s’est déroulée en présence de la Commissaire Djiguimaye Morembaye Rose, Présidente de la Sous-commission des Droits catégoriels et Présidente de la Commission chargée du suivi de ce dossier, du Conseiller Technique du Président de la CNDH, M. Jean-Bosco Manga, ainsi que du Secrétaire général de la CNDH, M. Mahamat Hassan Brème.

À travers cette rencontre, la CNDH réaffirme son rôle d’acteur institutionnel de dialogue, d’alerte et de plaidoyer en faveur de la protection des droits humains, de la prévention des conflits et du renforcement de la paix sociale au Tchad.