N’Djaména, 25 juin 2026 – La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et les Organisations de la Société Civile (OSC) œuvrant dans le domaine des droits humains ont franchi un cap important ce jeudi 25 juin 2026 en signant un Accord de collaboration destiné à renforcer leur coopération dans la promotion et la protection des droits fondamentaux au Tchad.

La cérémonie, présidée par le Président de la CNDH, M. Belngar Larmé Jacques, s’est déroulée en présence du représentant de l’Union européenne, de la représentante du Projet d’Appui au Parlement et aux Processus Électoraux (PAPPE/ECES), ainsi que de nombreux acteurs de la société civile engagés dans la défense des droits humains.

 

Un cadre permanent de dialogue et d’action 

Bien plus qu’une formalité administrative, cet accord marque la mise en place d’un cadre structuré de concertation entre la CNDH et les organisations de la société civile. Il vise à renforcer la coordination des actions, le partage d’informations, les interventions conjointes sur le terrain ainsi que le plaidoyer en faveur des droits fondamentaux.

Fruit des réflexions engagées lors de la journée d’échanges organisée par la CNDH le 31 juillet 2025 à N’Djaména, ce mécanisme de coopération est conclu pour une durée de trois ans renouvelable.

 

Une alliance au service des populations 

Prenant la parole à cette occasion, la Coordinatrice du PAPPE/ECES, ???????????????????????????????????????? ????????????????????, s’est réjouie de l’aboutissement de ce processus. Elle a exprimé le souhait que ce cadre de concertation dépasse le simple stade de la signature pour devenir un espace vivant, dynamique et efficace, capable d’apporter des réponses concrètes aux défis liés aux droits de l’Homme.

Le représentant de l’Union européenne a, pour sa part, rappelé que la dignité humaine, la liberté, l’égalité, la démocratie et l’État de droit constituent les fondements de toute société juste et demeurent au cœur de l’engagement européen en faveur des droits humains.

«Aucun acteur ne peut agir seul »

Dans son allocution, le Président de la CNDH a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective face aux défis persistants en matière de droits humains.

« La promotion et la protection des droits de l’Homme relèvent d’une responsabilité collective. Aucun acteur ne peut prétendre agir efficacement seul », a déclaré M. Belngar Larmé Jacques.

Il a rappelé le rôle essentiel des organisations de la société civile, dont la proximité avec les populations, la capacité d’alerte et le travail de terrain en font des partenaires incontournables dans la construction de l’État de droit.

Selon lui, la réussite de cette collaboration reposera sur des valeurs de confiance mutuelle, de transparence, de responsabilité et de respect des mandats respectifs.

 

Un engagement tourné vers l’avenir 

Au-delà de la signature de l’accord, les partenaires entendent désormais traduire leurs engagements en actions concrètes au bénéfice des populations. La CNDH s’est engagée à assurer pleinement son rôle de coordination, de facilitation et d’accompagnement afin de garantir l’efficacité de ce partenariat.

En scellant cette alliance, la CNDH et les Organisations de la Société Civile envoient un signal fort : celui d’une volonté commune de renforcer la protection des droits humains, de promouvoir la justice et de contribuer à l’émergence d’une société plus juste, plus inclusive et davantage respectueuse de la dignité humaine.

Par cet accord, les deux parties posent les bases d’une coopération durable et ambitieuse, convaincues que la défense des droits de l’Homme constitue l’affaire de tous et demeure un pilier essentiel de la démocratie et de l’État de droit au Tchad.